NASDAQ : TEM · Siège : Chicago, Illinois (USA) · Devise : USD
Rapport généré le 22 septembre 2026 · Dernier cours retenu : 78,03 $ (clôture du 21 septembre 2026) · Capitalisation ≈ 14,08 Md$
Fourchette 52 semaines : 40,77 $ – 104,32 $ · Actions en circulation : 180,4 M · Bêta : 3,72 · Prochains résultats (T3 2026) : 3 novembre 2026
6,0 / 10
Note globale (horizon 2–3 ans)
Risque de faillite faible : 820,7 M$ de liquidités et titres négociables, aucune dette bancaire sécurisée, échéances obligataires en 2030 et 2032, EBITDA ajusté redevenu positif.
Potentiel de hausse modéré et désormais limité à court terme : la thèse opérationnelle reste solide (croissance ~25 %, catalyseurs de prix ADLT en 2027-2028), mais le titre a gagné ~20 % depuis le dernier rapport et se négocie à ~8,8× le chiffre d'affaires 2026 attendu, soit ~15 % au-dessus de l'objectif de cours consensuel (68,18 $).
Note précédente (5 septembre 2026) : 6,5 — révision à la baisse de −0,5, motivée par la valorisation et non par une dégradation de l'activité.
Synthèse en 6 points.
+ T2 2026 : chiffre d'affaires 382,5 M$ (+22 % sur un an), premier trimestre bénéficiaire en GAAP depuis l'introduction en bourse de juin 2024 (5,6 M$), EBITDA ajusté +8,0 M$.
+ Guidance 2026 relevée à 1,595–1,605 Md$ (~+25 %) avec ~65 M$ d'EBITDA ajusté ; flux de trésorerie attendu positif d'ici fin 2026 selon la direction.
+ Approbation FDA du test xT CDx « tumor only » : bascule vers la tarification ADLT, chiffrée par la direction à ~+85 M$ de revenus annuels dès 2027 et ~400 M$ (avec xF) en 2028.
~ Acquisition de Personalis (16,25 $/action, ~1,5 Md$ de valeur d'entreprise) : renforce le MRD mais reste soumise à l'approbation antitrust (délai HSR prolongé jusqu'au 2 octobre 2026) et au vote des actionnaires de Personalis.
− La perte d'exploitation reste lourde (−75,9 M$ au T2) et le bénéfice net GAAP provient essentiellement de 98,5 M$ de plus-values latentes sur titres, non de l'exploitation ; trésorerie opérationnelle encore négative (−80,8 M$ au S1 2026).
− Valorisation exigeante (~8,8× les ventes 2026e), bêta de 3,72, 1,17 Md$ d'obligations convertibles au bilan et ~222 M$ de charges annualisées de rémunération en actions (dilution structurelle).
1. Que fait l'entreprise ?
Tempus AI, Inc. est une société américaine de technologie de la santé fondée en 2015 par Eric Lefkofsky (également fondateur de Groupon),
introduite en bourse au NASDAQ le 14 juin 2024. Elle emploie environ 3 800 personnes et son objet est d'appliquer l'intelligence
artificielle à la médecine de précision, principalement en oncologie.
Le modèle repose sur une boucle fermée entre trois briques :
Segment
Contenu
CA T2 2026
Croissance a/a
Diagnostics
Séquençage génomique clinique (panels xT tissulaire, xF biopsie liquide, xM/MRD pour la maladie résiduelle),
tests héréditaires (Ambry Genetics), pharmacogénomique (OneOme), et produits de diagnostic algorithmique (ECG-AF, ECG-PH)
289,3 M$
+20 %
Data & Applications
Licences de données cliniques et moléculaires dé-identifiées aux laboratoires pharmaceutiques (« Insights »),
modèles de fondation en oncologie, plateformes logicielles Lens et Workspaces, mise en relation avec les essais cliniques (Trials)
93,2 M$
+28 % (Insights +36 %)
Plateforme / logiciel
Hub (application clinique intégrée au poste du médecin), intégrations bidirectionnelles avec les dossiers patients,
dépôt de données multimodales (génomique, imagerie, texte clinique)
Intégré aux deux segments ci-dessus
La logique économique : les tests de diagnostic génèrent des revenus remboursés (Medicare, assureurs privés) et alimentent
simultanément une base de données multimodale propriétaire, laquelle est ensuite monétisée auprès des laboratoires pharmaceutiques
sous forme de licences et de modèles d'IA. Les partenariats actuellement documentés incluent AstraZeneca (livraison d'un premier
modèle de fondation en oncologie), Merck (collaboration stratégique élargie annoncée en mars 2026), BioNTech, Bristol Myers Squibb,
Daiichi Sankyo, Incyte, Level Set Bio et Recursion Pharmaceuticals.
2. Les 12 derniers mois : avancées, risques et controverses
Éléments positifs
Retour à la rentabilité comptable (30 juillet 2026). Le T2 2026 affiche un bénéfice net GAAP de 5,6 M$ contre une perte de 42,8 M$ un an plus tôt, et un EBITDA ajusté de 8,0 M$ contre −5,6 M$ (+244 %). La marge brute progresse de 26 % sur un an, à 246,5 M$.
Approbation FDA du xT CDx « tumor only » (T2 2026). Tempus devient le premier laboratoire à détenir une approbation FDA de diagnostic compagnon à la fois en mode « tumor-only » et « tumor-normal ». Cette approbation ouvre la voie à la tarification ADLT (Advanced Diagnostic Laboratory Test), nettement plus élevée que les tarifs actuels.
Accélération du MRD. Les volumes de tests de maladie résiduelle moléculaire sont passés de 6 500 au T1 2026 à 9 000 au T2 2026.
Dynamique commerciale sur les données. ~200 M$ de nouvelles licences Data & Applications signées au seul T2 2026 (BioNTech, Daiichi Sankyo, Level Set Bio, Incyte). Le revenu Insights croît de 36 % sur un an.
Acquisition de Personalis annoncée le 20 juillet 2026 à 16,25 $ par action, soit environ 1,5 Md$ de valeur d'entreprise, pour intégrer la technologie MRD ultrasensible NeXT Personal®.
Assainissement du bilan (mai-juin 2026). Émission de 460 M$ d'obligations convertibles à coupon 0,0 % échéance 2032 (offre initialement annoncée à 350 M$ le 7 mai 2026), avec remboursement anticipé de 207,7 M$ de dette bancaire sécurisée. Des opérations de « capped call » ont été mises en place pour limiter la dilution.
Approbations et lancements récents. Clearance FDA 510(k) pour Tempus ECG-PH (détection de signes d'hypertension pulmonaire à partir d'un ECG standard, 24 août 2026) ; lancement national de la pharmacogénomique OneOme (22 juillet 2026) ; publication de l'étude PRISM2 dans Nature Medicine (4 août 2026) ; ajout de Tempus au réseau de laboratoires CDx de CellCarta (6 août 2026).
Financement public non dilutif (9 septembre 2026). Sélection par l'ARPA-H (programme ADVOCATE) pour une dotation pouvant atteindre 9,5 M$ visant à déployer un premier agent d'IA clinique autonome en cardiologie (insuffisance cardiaque).
Initiative « 100 000 génomes entiers » (11 septembre 2026) : construction d'une plateforme de recherche associant génomes complets et données cliniques longitudinales — actif stratégique pour la monétisation future des données.
Collaboration académique élargie avec la Keck School of Medicine (USC), couvrant plus de 1,5 million de visites patients annuelles, et consortium open-source de pathologie numérique lancé avec Yale New Haven Hospital et Memorial Sloan Kettering.
Éléments négatifs, risques et controverses
Le bénéfice net du T2 2026 n'est pas de nature opérationnelle. La perte d'exploitation s'établit à −75,9 M$ (contre −61,8 M$ un an plus tôt,
soit une dégradation de 23 %). Le résultat net positif de 5,6 M$ s'explique par 98,5 M$ de plus-values latentes sur titres négociables,
partiellement compensées par 55,6 M$ de charges de rémunération en actions et 11,6 M$ de perte sur extinction de dette. Retraité, le groupe
affiche une perte nette non-GAAP de −7,7 M$. La rentabilité opérationnelle réelle n'est donc pas atteinte.
Révision à la baisse du contrat Recursion (20-21 septembre 2026). L'accord de licence de données avec Recursion Pharmaceuticals est prolongé jusqu'en novembre 2029, mais les redevances annuelles sont réaménagées : des frais discrétionnaires pouvant atteindre 84 M$ sur deux ans sont remplacés par des paiements fermes de 42 M$ sur trois ans. Gain en visibilité, mais réduction sensible du potentiel de revenus — signal de pression tarifaire sur le segment données.
Rapport de vendeur à découvert (Spruce Point Capital, 28 mai 2025). Le rapport accusait Tempus de surévaluer ses capacités en IA et pointait la révision de ses prévisions ; le titre avait chuté de 19,2 % à 53,20 $. Des recours collectifs avaient suivi. Élément d'apaisement : l'investisseur désigné comme demandeur principal a abandonné la procédure en novembre 2025, ce qui a mis fin à l'action de groupe sans condamnation. Le sujet réputationnel demeure toutefois latent.
Risque d'exécution sur Personalis. L'opération reste conditionnée à l'approbation antitrust : les parties ont déposé leur notification HSR le 31 juillet 2026, puis Tempus a volontairement retiré son formulaire le 31 août 2026 pour le redéposer le 2 septembre — procédure classique mais qui repousse l'expiration du délai d'attente au 2 octobre 2026 et traduit un examen plus approfondi de la FTC. Le vote des actionnaires de Personalis reste également à obtenir. À l'annonce du 20 juillet, les deux titres avaient reculé.
Consommation de trésorerie toujours négative. Sur le premier semestre 2026, les flux de trésorerie d'exploitation ressortent à −80,8 M$, en aggravation par rapport aux −61,5 M$ du S1 2025.
Dilution structurelle. Environ 55,6 M$ de charges de rémunération en actions par trimestre, soit ~222 M$ en rythme annuel (≈1,6 % de la capitalisation par an). Le dirigeant-fondateur Eric Lefkofsky a par ailleurs procédé à des cessions régulières de titres (aucun achat recensé côté initiés).
Volatilité extrême. Bêta de 3,72 et amplitude de cours de 40,77 $ à 104,32 $ sur 52 semaines. Une partie de la hausse d'août 2026 a été attribuée par la presse spécialisée à un « short squeeze » technique déclenché par des nouvelles tierces (Moderna) plutôt que par des faits propres à Tempus. Les couvertures des arbitragistes sur les convertibles ont également alimenté l'intérêt vendeur.
Dépendance au remboursement. Une part majeure de la thèse de revalorisation repose sur la transition tarifaire ADLT et les décisions de Medicare/MolDX, qui restent hors du contrôle de l'entreprise.
Valorisation au-dessus du consensus. À 78,03 $, le titre dépasse de ~14 % l'objectif de cours moyen des 19 analystes suivis (68,18 $), malgré une recommandation consensuelle « Achat ».
3. Ce que l'entreprise compte faire à court et moyen terme
Court terme (T4 2026 – 2027)
Atteindre la guidance relevée : 1,595 à 1,605 Md$ de chiffre d'affaires 2026 (~+25 %) et ~65 M$ d'EBITDA ajusté, avec une prévision de 405 à 410 M$ pour le T3 2026 (publication attendue le 3 novembre 2026).
Atteindre un flux de trésorerie positif d'ici la fin 2026, objectif réaffirmé par la direction lors de la publication du T2.
Clôturer l'acquisition de Personalis, attendue fin T4 2026 ou début 2027. La guidance 2026 n'intègre aucun effet de cette transaction.
Déployer la transition tarifaire ADLT du xT CDx, estimée par la direction à environ +85 M$ de revenus annuels à partir de 2027.
Industrialiser les modèles de fondation en oncologie, après la première livraison à AstraZeneca, et intégrer le modèle de fondation ARN de Recursion nouvellement sous licence.
Moyen terme (2027 – 2029)
Approbation FDA attendue pour la biopsie liquide xF au second semestre 2027, avec un effet combiné xT CDx + xF chiffré par la direction à environ +400 M$ de revenus en 2028.
Maintenir une croissance proche de 30 % par an sur l'activité données sur un horizon de trois à sept ans, objectif explicitement formulé par le management.
Poursuivre l'amélioration de l'EBITDA ajusté et du flux de trésorerie libre en 2027, y compris en intégrant Personalis.
Élargir au-delà de l'oncologie : cardiologie (ECG-AF, ECG-PH, agent autonome financé par l'ARPA-H), radiologie, santé mentale, pharmacogénomique.
Constituer la base de 100 000 génomes entiers annotés cliniquement, destinée à approfondir la barrière à l'entrée sur la monétisation des données.
4. Analyse financière : création de valeur et risque de faillite
4.1 Compte de résultat
En milliers USD
T2 2026
T2 2025
Variation
Chiffre d'affaires total
382 486
314 635
+22 %
— dont Diagnostics
289 333
241 843
+20 %
— dont Data & Applications
93 153
72 792
+28 %
Marge brute
246 498
195 039
+26 %
Coûts et charges d'exploitation
458 399
376 409
+22 %
Résultat d'exploitation
(75 913)
(61 774)
−23 % (dégradation)
Résultat d'exploitation non-GAAP
(2 708)
(17 036)
+84 % (amélioration)
Résultat net GAAP
5 642
(42 843)
retournement
Résultat net non-GAAP
(7 726)
(37 327)
+79 %
EBITDA ajusté
8 044
(5 580)
+244 %
BPA de base
0,03 $
(0,25 $)
+112 %
Sur le premier semestre 2026 : chiffre d'affaires de 730,6 M$ (contre 570,4 M$ au S1 2025, +28 %), EBITDA ajusté de 5,2 M$
(contre −21,8 M$), mais EBITDA GAAP encore négatif à −51,0 M$. L'exercice 2025 s'était soldé par un chiffre d'affaires de 1,27 Md$
(+83 % après l'intégration d'Ambry Genetics) et une perte nette de 245,0 M$. Le chiffre d'affaires sur douze mois glissants atteint
1,43 Md$ pour une perte nette TTM de 254,4 M$.
Lecture. Le levier opérationnel fonctionne sur la marge brute (64,4 % au T2 2026 contre 62,0 % un an plus tôt), tirée par le
segment données dont la marge est structurellement supérieure. Mais les charges d'exploitation croissent au même rythme que le chiffre
d'affaires (+22 %), de sorte que la perte d'exploitation GAAP continue de se creuser en valeur absolue. Le point d'inflexion réel n'est
visible que sur les indicateurs retraités de la rémunération en actions.
4.3 Trésorerie et évolution de la trésorerie (S1 2026)
En milliers USD
S1 2026
S1 2025
Flux de trésorerie d'exploitation
(80 802)
(61 460)
Flux de trésorerie d'investissement
(21 159)
(385 329)
Flux de trésorerie de financement
96 850
293 042
— dont produit des obligations convertibles
443 132
—
— dont remboursement de dette long terme
(207 717)
—
— dont prime de remboursement anticipé
(6 433)
—
Variation nette de trésorerie
(5 113)
(153 784)
Trésorerie fin de période (y c. restreinte)
604 338
188 051
Intérêts payés sur la période
12 299
23 980
Ce qui protège l'entreprise
820,7 M$ de liquidités et titres négociables au 30 juin 2026.
Zéro dette bancaire sécurisée après le remboursement de 207,7 M$ au T2 2026.
Le passif financier est constitué de deux souches d'obligations convertibles : 750 M$ à 0,75 % échéance 15 juillet 2030 (prix de conversion ~84,19 $, plafond de capped call à 111,20 $) et 460 M$ à 0,0 % échéance 2032 ; aucune échéance significative avant quatre ans.
Les intérêts payés ont été divisés par deux d'une année sur l'autre (12,3 M$ contre 24,0 M$ au S1) grâce à la tranche 2032 à coupon 0,0 %.
La consommation de trésorerie opérationnelle (−80,8 M$ sur six mois, soit ~161 M$ annualisés) est couverte plus de cinq fois par les liquidités disponibles.
Ce qui fragilise l'entreprise
1,17 Md$ d'obligations convertibles, soit 2,6× les capitaux propres (444,9 M$).
Les capitaux propres ont reculé de 491,3 M$ à 444,9 M$ en six mois.
Les flux d'exploitation restent négatifs et se sont détériorés sur un an.
L'acquisition de Personalis (~1,5 Md$ de valeur d'entreprise) mobilisera des ressources supplémentaires et ajoutera une activité non rentable à consolider.
Si le cours des convertibles ne permet pas la conversion en actions, le remboursement en numéraire en 2030-2032 exigerait une génération de trésorerie très supérieure à l'actuelle.
4.4 Progression de la valeur et risque de faillite — avis
Risque de faillite à horizon 2–3 ans : faible. La combinaison de 820,7 M$ de liquidités, d'une absence totale de dette
sécurisée, d'échéances obligataires lointaines (2030 et 2032) et d'un EBITDA ajusté redevenu positif rend un défaut très improbable
sur cet horizon. Même en supposant une consommation de trésorerie stable à ~160 M$ par an, la société dispose de plus de cinq années
d'autonomie financière sans nouvelle levée. La principale vulnérabilité est structurelle et non immédiate : le refinancement ou la
conversion de 1,17 Md$ d'obligations à horizon 2030-2032, qui suppose soit un cours de bourse élevé, soit une génération de trésorerie
substantielle d'ici là.
Progression en valeur : réelle sur le plan opérationnel, mais largement intégrée au cours. Les fondamentaux se sont
indiscutablement améliorés — croissance de 22 % au T2, marge brute en expansion, EBITDA ajusté positif, catalyseurs tarifaires
identifiés pour 2027 et 2028, position concurrentielle renforcée par l'acquisition de Personalis. Mais trois réserves tempèrent
l'appréciation :
Le marché a déjà payé cette amélioration. Le titre est passé de 64,80 $ le 4 septembre à 78,03 $ le 21 septembre (+20 % en dix-sept jours), soit ~8,8× le chiffre d'affaires 2026 attendu — contre ~7,3× lors du rapport précédent. L'objectif de cours consensuel (68,18 $) est désormais 12,6 % en dessous du cours.
La rentabilité opérationnelle GAAP n'est pas atteinte. Le premier bénéfice net trimestriel est d'origine financière (plus-values latentes), non industrielle. La perte d'exploitation s'aggrave en valeur absolue.
Le renégociation du contrat Recursion illustre un risque de pression tarifaire sur l'activité de licence de données, qui constitue pourtant le moteur de marge du groupe.
Sur un horizon de deux à trois ans, le scénario central reste favorable : si la transition ADLT se matérialise (+85 M$ en 2027, ~400 M$ en 2028
selon la direction) et si l'intégration de Personalis se déroule sans accroc, Tempus pourrait approcher 2,5 Md$ de chiffre d'affaires en 2028
avec une rentabilité opérationnelle réelle. Le point de vigilance est le prix d'entrée : avec un bêta de 3,72, un recul de 30 à 40 % en cas de
déception trimestrielle ou de blocage antitrust n'aurait rien d'exceptionnel pour ce titre.
5. Note globale
6,0 / 10
Tempus AI (TEM) — horizon 2 à 3 ans
Entreprise financièrement solide et en amélioration opérationnelle nette, mais dont le titre a pris ~20 % en trois semaines
et se traite au-dessus du consensus des analystes. La note sanctionne un profil rendement/risque devenu moins favorable à
ce niveau de cours, non une dégradation de l'activité.
Critère
Appréciation
Contribution
Solidité du bilan / risque de faillite
820,7 M$ de liquidités, zéro dette sécurisée, échéances 2030-2032
Très favorable
Croissance du chiffre d'affaires
+22 % au T2 2026, guidance ~+25 % sur 2026
Favorable
Rentabilité
EBITDA ajusté positif mais perte d'exploitation GAAP de −75,9 M$ en aggravation
Mitigé
Génération de trésorerie
−80,8 M$ au S1 2026, objectif de positivité fin 2026 non encore démontré
~8,8× les ventes 2026e ; cours 14 % au-dessus de l'objectif consensuel
Défavorable
Risques d'exécution et réglementaires
HSR Personalis jusqu'au 2 octobre 2026, dépendance aux décisions de remboursement
Mitigé
Volatilité / dilution
Bêta 3,72 ; ~222 M$/an de rémunération en actions ; cessions régulières du fondateur
Défavorable
Évolution de la note : 6,0 (18 juin 2026) → 6,5 (10 juillet) → 6,0 (3 août) → 6,0 (19 août) → 6,5 (5 septembre) → 6,0 (22 septembre 2026).
Éléments à surveiller d'ici le prochain rapport.
Expiration du délai d'attente HSR pour Personalis, prévue le 2 octobre 2026 : une seconde demande d'information de la FTC constituerait un signal négatif.
Publication des résultats du T3 2026 le 3 novembre 2026 : confirmation de la guidance 405–410 M$ et, surtout, du passage à un flux de trésorerie positif.
Décisions tarifaires ADLT / MolDX conditionnant les +85 M$ attendus en 2027.
Vote des actionnaires de Personalis et dépôt définitif du formulaire S-4.
Avertissement. Ce rapport est un document d'information et d'aide à la décision. Il ne constitue pas un conseil
en investissement, une recommandation d'achat ou de vente, ni une sollicitation. Je ne suis pas conseiller financier.
Toutes les données chiffrées proviennent des communiqués financiers officiels de Tempus AI (résultats T2 2026, formulaires 10-Q et S-4
déposés auprès de la SEC) et des sources publiques citées ci-dessus ; aucune donnée n'a été inventée ou extrapolée sans mention explicite.
Les projections de revenus liées à l'ADLT (+85 M$ en 2027, ~400 M$ en 2028), la guidance 2026 et les objectifs d'EBITDA ajusté sont des
estimations communiquées par la direction de l'entreprise, non des faits constatés. Le cours et la capitalisation mentionnés sont ceux de
la clôture du 21 septembre 2026 (78,03 $ ; 14,08 Md$). Les décisions d'investissement relèvent de la seule responsabilité du lecteur,
qui doit mener ses propres vérifications.