NASDAQ : DGXX · Cboe Canada : DGX · Infrastructure IA / Data centers / Énergie
Rapport du 7 octobre 2026 — Dernier exercice publié : T2 2026 (clos le 30/06/2026), 10-Q déposé le 14/08/2026. Cours de référence : 3,63 $ (clôture du 6 octobre 2026).
6.5
Note / 10
Profil : croissance spéculative à bilan solide, dossier en attente de son catalyseur. Le risque de faillite à 2–3 ans reste faible : zéro dette financière, ~150 M$ de trésorerie au 14/08/2026, 265 M$ de fonds propres, 14,5 M$ de passif total. Depuis le rapport du 22/09/2026, la société n'a toujours publié aucun communiqué (silence depuis le 14/08, soit plus de sept semaines) : le financement par dette de l'Alabama n'est toujours pas annoncé à environ dix semaines de la date de mise en service de la Phase 1 (15/12/2026). Un second analyste (JonesTrading) a initié le suivi à l'Achat avec un objectif de 8 $, mais le titre a reperdu −16,7 % (4,36 $ → 3,63 $), effaçant le rebond de septembre. Note maintenue à 6,5 : aucun fait fondamental nouveau, ni positif ni négatif, sur les deux variables qui décident du dossier (financement, Phase 1).
3,63 $
Cours (06/10/2026), −16,7 % depuis le 22/09
370 M$
Capitalisation boursière
6,6 M$
CA T2 2026 (−18 % a/a)
−14,4 M$
Résultat net T2 2026
+3,3 M$
EBITDA ajusté T2 2026
~150 M$
Trésorerie (14/08/2026)
0 $
Dette financière
1,1 Md$
Revenus contractés (10 ans)
8 $ – 9 $
Objectifs des 2 analystes actifs (Achat)
+158 %
Actions émises depuis le 30/06/2025
~8 mois
Autonomie de trésorerie au rythme S1 2026
Ce qui a changé depuis le rapport du 22 septembre 2026. Toujours aucune publication de la société (ni communiqué, ni 8-K identifié depuis la déclaration d'effectivité du S-3/A le 16/09). Quatre évolutions ont été relevées : (1)JonesTrading a initié la couverture du titre le 28/09/2026 avec une recommandation Achat et un objectif de 8,00 $, qualifié de « conservateur » par l'analyste — DGXX compte désormais deux analystes actifs ; (2) le titre a reculé de 16,7 % (4,36 $ → 3,63 $), après un point haut de 4,59 $ le 25/09, ramenant la capitalisation à 370 M$ ; (3) la vente à découvert s'est légèrement repliée à 5,6 millions de titres (6,1 % du flottant, −2,7 %), mais le nombre de jours pour se couvrir est monté à 3,7 (+72,8 %) ; (4) sur la contrepartie Cerebras, deux éléments de contexte, antérieurs mais non intégrés jusqu'ici, sont ajoutés : une enquête d'un cabinet d'avocats pour d'éventuelles déclarations trompeuses autour de l'introduction en bourse, et une prévision T3 2026 quasi stable en séquentiel. Les éléments nouveaux sont signalés par la mention NOUVEAU.
1. Ce que fait l'entreprise
Digi Power X Inc. est un opérateur d'infrastructures de calcul pour l'intelligence artificielle, issu de la transformation de Digihost Technology, un mineur de bitcoin coté au Nasdaq et à la Cboe Canada (renommé en mars 2025). La société est dirigée par Michel Amar (président-directeur général) et Alec Amar (cofondateur et président), avec Jagan Jeyapaul comme directeur technique. Siège social à Miami (Floride), bureau exécutif à Toronto. Effectif de 17 salariés selon les données S&P Global Market Intelligence — une donnée à garder en tête face à un plan industriel de 400 MW.
Le modèle repose sur une intégration verticale « énergie → data center → calcul », organisée en trois segments de revenus (chiffres du T2 2026) :
Colocation et minage résiduel — 3,6 M$. Hébergement de matériel de calcul pour des tiers, plus les dernières activités de minage héritées de Digihost. Le minage est désormais quasi éteint : le 10-Q fait état de 161 422 $ de revenus de minage et staking au T2 2026, contre 1 394 740 $ un an plus tôt (−88 %).
Vente d'énergie — 1,9 M$. Revente sur le réseau de l'électricité produite ou réservée par les actifs énergétiques du groupe, principalement dans l'État de New York.
GPU-as-a-Service, plateforme « NeoCloudz » — 1,082 M$. Location de serveurs GPU NVIDIA en bare-metal (accès matériel dédié, sans virtualisation), sur cartes B200 et B300, adossée à du matériel Supermicro. Premier revenu de calcul IA de l'histoire de la société, issu d'environ cinq semaines d'exploitation (troisième semaine de mai à fin juin 2026).
La société détient aussi 14,30 M$ de cryptoactifs (bitcoin et ether) au 30/06/2026 — un reliquat de l'ancien modèle qui contribue à la liquidité mais introduit une volatilité comptable significative.
Le portefeuille d'actifs physiques, revendiqué à environ 400 MW de puissance sécurisée, se répartit sur quatre implantations :
Site
Nature
Capacité
Calendrier annoncé
Columbiana, Alabama
Data center IA Tier III construit sur mesure (site vaisseau amiral). Sous-station dédiée achevée, raccordement réseau finalisé, contrat de fourniture signé avec Alabama Power
40 MW de charge IT
Phase 1 (15 MW) en décembre 2026 ; Phase 2 (25 MW) en mars 2027
New York (North Tonawanda / Buffalo)
Actifs énergétiques et de minage à convertir en data centers IA
n.c.
Transition visée à partir des T3–T4 2027
Caroline du Nord
~40 acres adjacents à l'un des plus grands postes de commutation de l'État — campus IA futur
~75 MW en 2029 + 75 MW en 2030 (plan)
Phase de planification
Virginie-Occidentale
Lettre d'intention non contraignante avec Omnis Pleasants LLC (centrale Pleasants Power Station)
1,3 GW (opportunité)
Étude de charge et d'interconnexion ; aucun engagement ferme
Deux briques technologiques complètent l'ensemble, portées par la filiale US Data Centers Inc. (USDC), détenue à environ 48 % : la plateforme ARMS (AI-Ready Modular Solution), module Tier III préfabriqué dont la configuration phare ARMS 200 fait l'objet de demandes de brevet auprès de l'USPTO, et un accord de distribution avec Supermicro visant à commercialiser les grappes ARMS dans le réseau de partenaires entreprise de ce dernier. USDC a levé des capitaux extérieurs sur une valorisation pré-money de 125 M$ au T2 2026.
À retenir : DGXX n'est plus une société de minage mais n'est pas encore une société d'infrastructure IA à l'échelle. Elle est dans le creux de sa transformation : les revenus hérités s'éteignent plus vite que les revenus IA ne montent. L'essentiel de la valeur repose sur des actifs en construction et sur un contrat qui n'a pas encore commencé à générer de chiffre d'affaires. La société elle-même qualifie la négociation de ses titres de « hautement spéculative ».
2. Avancées et événements des 12 derniers mois
Éléments positifs
Le client du contrat de 1,1 Md$ est désormais une société cotée très bien capitalisée. Cerebras Systems, contrepartie du contrat de colocation de 40 MW, s'est introduite en bourse au Nasdaq (CBRS) le 14 mai 2026 — soit neuf jours après l'annonce du contrat avec DGXX — levant 5,55 Md$ à un prix d'introduction de 185 $ par action, pour une valorisation implicite d'environ 56,4 Md$. Le titre a progressé de 108 % le premier jour. Cerebras déclarait 510 M$ de chiffre d'affaires en 2025. C'est un changement majeur de nature du risque : la concentration client demeure totale, mais le risque de crédit de cette contrepartie unique est désormais faible, ce qu'aucun des rapports précédents n'avait relevé.
Contrat de colocation IA de 1,1 Md$ avec Cerebras (5 mai 2026). Accord-cadre de services (MSA) sur 10 ans portant sur les 40 MW du campus de Columbiana, avec option d'extension de sept ans pouvant porter la valeur potentielle totale à environ 2,5 Md$. La structure de paiement associe des montants ponctuels liés à la construction et une redevance mensuelle de colocation calculée sur les kilowatts livrés, en partie prépayée — un profil de type take-or-pay qui sécurise la visibilité du revenu dès que la capacité est énergisée. Le contrat comporte une clause d'exclusivité au bénéfice de Cerebras. L'annonce avait fait bondir le titre de +29,4 %, plus forte hausse journalière des douze derniers mois.
Prévision T3 2026 chiffrée : +100 % en séquentiel. Lors de la conférence de résultats du 14 août, la direction a indiqué attendre un chiffre d'affaires du T3 2026 en hausse d'environ plus de 100 % par rapport au T2, tous segments confondus — soit un ordre de grandeur supérieur à 13 M$. C'est une quantification plus précise que le « significativement supérieur » du communiqué, et elle constitue le premier test vérifiable de la thèse, attendu vers la mi-novembre 2026.
Premier chiffre d'affaires IA au T2 2026. 1,082 M$ de location GPU bare-metal en cinq semaines, sur un investissement d'environ 30 M$ pour 0,6 MW de capacité déployée. Disponibilité de 100 % sur l'infrastructure B300 depuis mai 2026.
EBITDA ajusté positif. +3,3 M$ au T2 2026 contre +0,1 M$ un an plus tôt.
Bilan désendetté et jalons techniques franchis. Trésorerie passée de 1,7 M$ (mi-2025) à 78,5 M$ (fin 2025), 125 M$ (mars 2026), 142,4 M$ (30/06/2026) et ~150 M$ au 14/08/2026, sans aucune dette financière. Passif total de 14,55 M$ seulement. La sous-station de la Phase 1 est achevée, le raccordement réseau finalisé, et l'ensemble des équipements à long délai d'approvisionnement de la Phase 1 est sécurisé (mise à jour du 07/07/2026).
Engagement de 35 M$ sur les systèmes NVIDIA Vera Rubin (3 juin 2026), la génération suivante de plateformes IA, avec un premier déploiement visé au T1 2027 pour NeoCloudz.
Achats d'initiés en août 2026. 30 000 actions achetées et zéro vendue sur 90 jours : le PDG Michel Amar a acquis 20 000 actions à 3,60 $ le 19 août, le président Alec Amar 10 000 actions à 3,86 $ le 20 août. La participation directe d'Alec Amar atteint 1,38 million d'actions.
Piotroski F-Score en amélioration : 4/9 contre 2/9 au rapport précédent. Le score reste médiocre en absolu, mais le sens de la variation traduit une amélioration de la rentabilité et de la structure de liquidité sur les critères fondamentaux.
MAJSecond analyste à l'Achat : initiation de JonesTrading (28/09/2026). JonesTrading a initié la couverture avec une recommandation Achat et un objectif de 8,00 $, jugé « conservateur » par l'analyste, soit environ +120 % par rapport au cours du 06/10/2026. La thèse retenue : un ancien mineur reconverti dans l'hébergement IA, qui exploite deux comptes clients HPC, possède une centrale de 60 MW à North Tonawanda dont les actifs de production et d'hébergement new-yorkais bénéficient de droits acquis et génèrent déjà du chiffre d'affaires, dispose d'un pipeline incluant une installation potentielle d'environ 1 GW en Virginie-Occidentale, et présente un fort alignement entre dirigeants-actionnaires et actionnaires. Alliance Global Partners (Brian Kinstlinger) maintient de son côté son avis Achat avec un objectif de 9,00 $ (abaissé de 12 $ le 14/08/2026). L'élargissement de la couverture améliore la visibilité du titre, mais deux analystes restent un échantillon étroit.
Éléments négatifs, risques et controverses
MAJLe financement Alabama n'est toujours pas annoncé — et la société est silencieuse depuis plus de sept semaines. Aucun communiqué depuis le 14 août 2026. Le mandat de syndication confié à Goldman Sachs et les « discussions avancées avec les prêteurs » restent sans conclusion publique alors que la Phase 1 est due le 15 décembre 2026 (dans environ dix semaines) et la Phase 2 en mars 2027. La société précise elle-même dans ses avertissements que « le déploiement de la Phase 2 est conditionné à l'obtention d'un financement adéquat, et il n'existe aucune assurance que ce financement sera obtenu aux conditions envisagées, ni qu'il le soit ». C'est, pour le troisième rapport consécutif, le point le plus important : le temps s'écoule sans que le catalyseur décisif ne se matérialise.
Objectif de cours d'analyste en baisse, non en hausse. Rectification d'une erreur du rapport du 06/09 : Alliance Global Partners a abaissé son objectif de 12,00 $ à 9,00 $ le 14 août 2026, après avoir relevé de 10 à 12 $ en mai. Le consensus de 8,50 $ précédemment mentionné ne correspond pas à l'objectif actif. Un seul analyste suit réellement le dossier — échantillon trop étroit pour constituer un signal.
Le contrat SubQ AI de 19,6 M$ n'est pas un revenu garanti. Le contrat de location GPU bare-metal signé le 20 avril 2026 (24 mois, effectif au 15 mai 2026) est présenté par la société avec une « valeur totale attendue d'environ 19,6 M$ ». Or la note du 10-Q est explicite : l'accord est un contrat de location simple de 24 mois non résiliable, mais « la contrepartie de la location est entièrement variable en fonction de l'utilisation réelle et ne dépend d'aucun indice ni taux. En conséquence, il n'existe aucun paiement minimal fixe futur significatif à recevoir. » Autrement dit, la seule source de revenus IA déjà en exploitation ne repose sur aucun engagement de volume minimum. C'est une nuance substantielle sur la qualité du carnet de commandes annoncé.
L'autonomie de trésorerie est plus courte que précédemment estimée. Les flux du 10-Q S1 2026 sont fermes : −10,61 M$ d'exploitation et −101,26 M$ d'investissement, soit −111,87 M$ sur six mois, ou environ −18,6 M$ par mois. Rapportés aux ~150 M$ disponibles au 14/08/2026, cela représente une autonomie d'environ huit mois (jusque vers avril 2027) et non 12 à 14 mois comme indiqué au rapport précédent. Les dépenses d'investissement sont certes irrégulières et front-loadées, mais l'ordre de grandeur signifie que la trésorerie actuelle couvre tout juste la Phase 2 et rien au-delà : le financement externe n'est pas une option d'optimisation, c'est une nécessité de calendrier.MAJPar simple extrapolation de ce rythme (estimation, non une donnée publiée), la trésorerie disponible début octobre 2026 serait de l'ordre de 115–120 M$ ; le chiffre réel sera connu avec le 10-Q du T3, attendu vers la mi-novembre.
Dilution massive et continue. Le nombre d'actions est passé de 39,47 millions (30/06/2025) à 98,54 millions (30/06/2026), 101,39 millions (14/08/2026) puis 102,06 millions aujourd'hui : +158 % en quinze mois, +47 % depuis le 31/12/2025. Sur le seul premier semestre 2026, 27 950 000 actions ont été émises via le programme at-the-market pour 163,2 M$ bruts (soit environ 5,84 $ par action, nettement au-dessus du cours actuel), avec une commission pouvant aller jusqu'à 3 %. Le programme ATM a été relevé de 100 M$ pour atteindre 200 M$ en mai 2026 : la capacité de dilution résiduelle reste très importante.
Prospectus de revente déclaré effectif. Un S-3/A déposé le 11/09/2026 pour la revente de 380 590 actions issues de bons de souscription a été déclaré effectif le 16/09/2026. Le volume est marginal (0,4 % du capital), mais le signal s'inscrit dans un flux d'émissions continu.
Chiffre d'affaires en recul, pas en croissance. 6,63 M$ au T2 2026 contre 8,11 M$ au T2 2025 (−18 %). Sur douze mois glissants : 31,40 M$ (−2,5 %). L'exercice 2025 avait déjà reculé de 7,6 % à 34,19 M$, avec une marge brute négative de −9,4 % (perte brute de 3,2 M$).
Perte nette qui s'aggrave et déficit accumulé en forte hausse. −14,36 M$ au T2 2026 contre −10,39 M$ un an plus tôt (+38 %). Le déficit accumulé atteint 107,88 M$ au 30/06/2026, contre 88,87 M$ six mois plus tôt. L'EBITDA ajusté positif de 3,3 M$ n'est obtenu qu'après 13,6 M$ de retraitements non-cash : 5,8 M$ de rémunération en actions, 2,8 M$ de réévaluation de cryptoactifs et 5,0 M$ de perte de juste valeur sur bons de souscription.
Rémunération en actions élevée pour 17 salariés. 7,10 M$ de charge sur le seul premier semestre 2026 (5,03 M$ d'options, 2,07 M$ d'unités d'actions restreintes), contre 2,72 M$ au S1 2025 (+161 %). 3,485 millions d'options restent en circulation à un prix d'exercice moyen de 4,90 $, pour une valeur intrinsèque de 14,7 M$ au 30/06/2026. C'est une charge réelle pour l'actionnaire, exclue de l'EBITDA ajusté.
MAJVente à découvert stabilisée à un niveau élevé. 5,6 millions de titres vendus à découvert (données au 01/10/2026), en léger repli de 2,7 % sur la période, soit 6,1 % du flottant. Le nombre de jours de volume nécessaires pour se couvrir est en revanche passé à 3,7 (+72,8 %), du fait de la baisse des volumes. La position courte reste en hausse de plus de 860 % sur douze mois.
MAJRechute boursière : −16,7 % depuis le dernier rapport. Après un point haut de 4,59 $ le 25/09/2026, le titre a enchaîné les baisses pour clôturer à 3,63 $ le 06/10/2026 (−2,68 % sur la séance), effaçant l'essentiel du rebond de septembre — sans publication de la société pour l'expliquer, ce qui confirme la nature spéculative des mouvements de cours dans les deux sens.
MAJPoints d'attention sur la contrepartie Cerebras. Le cabinet Glancy Prongay a ouvert une enquête (aucune plainte déposée à ce stade selon la page consultée) pour d'éventuelles déclarations trompeuses visant les acquéreurs de titres Cerebras entre l'introduction en bourse du 14/05/2026 et le 24/06/2026, date à laquelle le titre avait chuté d'environ 19,6 % après la révélation que Cerebras louerait de la capacité à des tiers, ce qui pèserait temporairement sur ses marges. Par ailleurs, Cerebras a publié le 12/08/2026 un chiffre d'affaires T2 de 209,9 M$ (+103 % a/a) mais a guidé un T3 de 214–216 M$, soit +2 à 3 % seulement en séquentiel, avec une marge brute en baisse (40,6 %) ; trois clients représentent 34 %, 32 % et 10 % de ses revenus. Ces éléments ne remettent pas en cause sa solvabilité (carnet d'obligations de prestation restantes de 25,4 Md$, plus de 600 MW de capacité en service ou contractée jusqu'en 2027), mais rappellent que le client unique de DGXX a lui-même un profil de croissance volatil et concentré. Le recours de Cerebras à de la capacité tierce est, à l'inverse, cohérent avec son besoin de sites comme Columbiana.
Action collective pour nuisances à North Tonawanda (État de New York). Plainte déposée le 6 avril 2026 devant le tribunal fédéral du district ouest de New York par Sharon Demers, Karen Hance et Mark Polito, représentés par le cabinet Weitz & Luxenberg, concernant le site du 1070 Erie Avenue. Les demandeurs allèguent une exposition continue depuis 2021 à un bruit industriel, à des vibrations et à une pollution de l'air, et réclament des dommages-intérêts, une compensation pour perte de valeur immobilière et un suivi médical. La classe proposée englobe toute personne ayant résidé ou possédé un bien dans un rayon de trois miles depuis 2021 — un périmètre large. La société a déposé une requête en rejet (motion to dismiss) fin mai 2026 ; à la connaissance des sources publiques consultées, aucune décision n'a été rendue. Le litige n'est pas résolu et pèse sur la crédibilité locale alors que ces mêmes sites new-yorkais doivent être convertis en data centers IA dès 2027.
Volatilité extrême. Bêta à cinq ans de 6,19. Amplitude sur 52 semaines de 1,86 $ à 9,20 $ : le cours actuel de 3,63 $ est 61 % en dessous du plus haut annuel. La volatilité implicite retenue par la société pour valoriser ses options est de 138 %.
Litige antérieur avec H.C. Wainwright réglé par transaction (840 000 $ plus bons de souscription) — dossier clos, mais indicatif d'un historique contentieux.
Concurrence infiniment mieux capitalisée sur le cycle de l'infrastructure IA : IREN, Applied Digital, Cipher Mining, Core Scientific, CoreWeave, Nebius.
La tension centrale du dossier, inchangée mais plus pressante. La société annonce 1,1 Md$ de revenus contractés et vise 250–300 M$ de rythme annualisé au T3 2027, alors qu'elle réalise 26 M$ de rythme annualisé avec une marge brute quasi nulle. L'écart doit être comblé par des investissements financés à crédit — un crédit qui n'est toujours pas annoncé, à environ dix semaines de la date de livraison de la Phase 1, et avec une autonomie de trésorerie d'environ huit mois. Comme le résume le président Alec Amar : « dans ce métier, on vous évalue sur ce que vous avez livré, pas sur ce que vous avez annoncé ».
3. Ce que l'entreprise compte faire à court et moyen terme
Court terme (T3 2026 – T1 2027)
Publier un T3 2026 en hausse de plus de 100 % par rapport au T2 (soit plus de 13 M$), annonce attendue vers la mi-novembre 2026. Premier test vérifiable de la montée en puissance.
Livrer la Phase 1 de Columbiana en décembre 2026 (15 MW de charge IT, mise en service visée au 15 décembre). C'est le jalon décisif : il déclenche le démarrage du contrat Cerebras et établit l'historique d'exploitation que réclament les prêteurs de projet et les clients hyperscale.
Finaliser le financement par dette du data center Alabama, avec Goldman Sachs comme arrangeur de la syndication. La direction évoque également un financement adossé aux actifs (asset-based lending), plusieurs institutions financières ayant selon elle établi une « valeur résiduelle » pour les GPU. Objectif déclaré : soutenir la croissance en limitant la dilution, voire restituer de la trésorerie à la société après ses dépenses d'investissement.
Livrer la Phase 2 (25 MW) en mars 2027, portant le site à 40 MW — sous réserve expresse de l'obtention de ce financement.
Déployer les premiers systèmes NVIDIA Vera Rubin au T1 2027 (engagement de 35 M$).
Ouvrir le bureau de Silicon Valley pour l'équipe d'ingénierie GPU-as-a-Service (MLOps, noyaux IA, réseau GPU) — annoncé pour le T3 2026 ; MAJle trimestre est désormais clos et aucune annonce publique d'ouverture n'a été identifiée dans les sources consultées.
Moyen terme (2027 – 2030)
Atteindre 250 à 300 M$ de revenus annualisés au T3 2027, décomposés en ~140 M$ de rythme annualisé contracté (contrats existants et déploiements programmés) plus le complément issu de ~40 MW de colocation additionnelle et ~10 MW de capacité GPU bare-metal supplémentaire. La société qualifie explicitement cet objectif de cible et non de guidance formelle, et le soumet à la contractualisation clients, aux calendriers de déploiement, au taux d'utilisation et à la disponibilité du financement.
Étendre NeoCloudz d'environ 10 MW en 2027, en s'appuyant sur la performance de la première tranche de 0,6 MW.
Convertir les sites de l'État de New York en data centers IA à partir des T3–T4 2027. La société indique avoir reçu des assurances sur le statut de droits acquis de ses opérations existantes — assurance à nuancer au regard de l'action collective en cours.
Développer le campus de Caroline du Nord : ~75 MW en 2029, puis ~75 MW supplémentaires en 2030.
Commercialiser la plateforme ARMS via le réseau Supermicro, avec l'ambition de vendre des grappes Tier III modulaires à des clients entreprise et gouvernementaux à l'international — une source de revenus produit distincte de l'exploitation de data centers.
Évaluer l'opportunité de 1,3 GW en Virginie-Occidentale, au stade de la lettre d'intention non contraignante, avec une possible prise de participation au capital de l'entité propriétaire de la centrale.
Activer éventuellement l'option d'extension Cerebras, portant la valeur potentielle du contrat de 1,1 Md$ à environ 2,5 Md$.
Lecture : le plan est cohérent et séquencé, mais strictement dépendant : chaque étape conditionne la suivante et l'ensemble dépend de l'accès au capital. La feuille de route 2029–2030 (Caroline du Nord, Virginie-Occidentale) est trop lointaine et trop peu engagée pour peser dans une valorisation à 2–3 ans ; elle relève de l'option gratuite. Les seules échéances qui compteront réellement d'ici mars 2027 sont : le T3 publié en novembre, le financement Goldman Sachs, et l'énergisation de la Phase 1.
4. Analyse financière : progression de la valeur et risque de faillite
Compte de résultat
Indicateur
T2 2026
T2 2025
12 mois glissants
Exercice 2025
Chiffre d'affaires
6,63 M$
8,11 M$
31,40 M$
34,19 M$
Résultat net
−14,36 M$
−10,39 M$
−36,03 M$
−28,36 M$
EBITDA ajusté (non-GAAP)
+3,3 M$
+0,1 M$
n.c.
n.c.
EBITDA (comptable)
−10,2 M$
n.c.
−22,74 M$
n.c.
Résultat par action (dilué)
−0,17 $
−0,28 $
−0,56 $
−0,64 $
Marge brute
n.c.
n.c.
2,53 %
−9,4 %
Marge nette
−216 %
−128 %
−114,8 %
−82,9 %
Rémunération en actions
5,8 M$
n.c.
n.c.
7,10 M$ (S1 2026)
La lecture est sans ambiguïté : l'activité rétrécit en chiffre d'affaires et se détériore en résultat net, tandis que l'EBITDA ajusté s'améliore. Ce dernier n'est positif que grâce à 13,6 M$ de retraitements non-cash, dont 5,8 M$ de rémunération en actions — charge réelle pour les actionnaires puisqu'elle les dilue. Le seul point d'inflexion authentique est le 1,082 M$ de revenu GPU : rapporté à 30 M$ investis sur cinq semaines, il correspond à une densité de revenu élevée si le taux d'utilisation se maintient — condition non garantie puisque, comme indiqué plus haut, la rémunération de ce contrat est entièrement variable selon l'usage.
Bilan
Poste (au 30/06/2026 sauf mention)
Montant
Trésorerie et équivalents
142,4 M$ (≈150 M$ au 14/08/2026)
Cryptoactifs (BTC / ETH)
14,30 M$
Dette financière totale
0 $
Passif total
14,55 M$
dont passif courant
12,85 M$
dont passif sur bons de souscription
4,25 M$
Trésorerie nette
128,1 M$ (1,26 $/action)
Immobilisations corporelles nettes + actifs long terme
127,5 M$
Total de l'actif
279,6 M$
Capitaux propres
265,0 M$ (2,60 $/action)
Déficit accumulé
−107,88 M$
Fonds de roulement
131,8 M$
Ratio de liquidité générale
11,25 (10,97 sur l'exercice 2025)
Score Altman Z (au 04/09/2026)
9,54 — zone de sécurité
Score Piotroski F
4 / 9 (contre 2 / 9 au 04/09/2026)
Le bilan est le point fort incontestable du dossier : 14,55 M$ de passif total pour 279,6 M$ d'actif. Il n'existe ni dette bancaire, ni covenant, ni échéance de refinancement. Les états financiers intermédiaires sont établis sur une base de continuité d'exploitation sans réserve, l'auditeur et la direction ne signalant aucune incertitude significative sur la capacité de la société à poursuivre son activité.
Évolution de la trésorerie — le point critique
Date
Trésorerie
Commentaire
Mi-2025
1,7 M$
Société de minage sous-capitalisée
31/12/2025
78,5 M$
Après premières levées en fonds propres
T1 2026 (mai 2026)
≈125 M$
45 M$ déjà déployés en Alabama
03/07/2026
≈155 M$
≈95 M$ déployés en Alabama depuis janvier
30/06/2026
142,4 M$
Chiffre comptable du bilan trimestriel
14/08/2026
≈150 M$
≈110 M$ d'investissements et acomptes sur équipements depuis janvier
Flux de trésorerie (10-Q)
S1 2026
S1 2025
Exploitation
−10,61 M$
−18,30 M$
Investissement
−101,26 M$
+9,41 M$
dont achats et acomptes sur immobilisations
−96,31 M$
−1,56 M$
Financement
+161,51 M$
+11,47 M$
Cash-flow libre (exploitation + investissement)
−111,87 M$
−8,89 M$
Autonomie de trésorerie : environ huit mois. Le rythme de consommation du premier semestre 2026 s'élève à environ 18,6 M$ par mois (exploitation et investissement confondus). Rapporté aux ~150 M$ disponibles au 14/08/2026, cela situe l'épuisement théorique vers avril 2027, soit un mois après la date annoncée de livraison de la Phase 2. La lecture est donc la suivante : la trésorerie actuelle suffit, dans l'hypothèse d'une exécution parfaite et de dépenses inchangées, à financer les deux phases de l'Alabama — et rien d'autre. Le financement par dette n'est pas un levier d'optimisation du coût du capital, c'est une condition de poursuite du plan. Nuance importante : les investissements sont irréguliers par nature et devraient mécaniquement refluer après la livraison de la Phase 2, tandis que les revenus Cerebras commenceront à entrer. Mais tout retard décale la recette sans décaler la dépense.
Valorisation
Multiple
Valeur
Lecture
Cours (06/10/2026)
3,63 $
−16,7 % depuis le rapport du 22/09 ; 61 % sous le plus haut annuel de 9,20 $
Capitalisation boursière
370,5 M$
Micro-capitalisation (102,06 M d'actions)
Valeur d'entreprise
≈242,4 M$
Trésorerie nette de 128,1 M$ déduite
P/S (12 mois glissants)
11,8
Très élevé pour une activité à 2,5 % de marge brute
VE / CA (12 mois)
7,7
—
P/S sur cible 2027 (250–300 M$)
1,2 – 1,5
Bon marché si la cible est atteinte — hypothèse non garantie
P/B
1,40
Le marché paie 1,4× les fonds propres (contre 1,68× au 22/09)
Valeur comptable par action
2,60 $
Le marché valorise 1,03 $/action au-delà des fonds propres
Bêta (5 ans)
6,19
Volatilité six fois supérieure au marché
Objectif de cours (Alliance Global Partners)
9,00 $
Achat — objectif abaissé de 12 $ le 14/08/2026 (+148 % vs cours)
Objectif de cours (JonesTrading)
8,00 $
Achat — initiation du 28/09/2026 (+120 % vs cours)
Avis : la société progresse-t-elle en valeur ?
En valeur intrinsèque comptable : oui, nettement. En quinze mois, la société est passée de 1,7 M$ de trésorerie et d'un modèle de minage en déclin à 265 M$ de fonds propres, zéro dette, 14,55 M$ de passif total, 400 MW de puissance revendiquée et un contrat client de 1,1 Md$ avec une contrepartie devenue entre-temps une société cotée valorisée plus de 50 Md$. C'est une transformation de bilan réussie et rare pour une société de cette taille.
En valeur par action : beaucoup moins. La quasi-totalité de cette progression a été financée par émission d'actions : +158 % de titres en quinze mois, dont 27,95 millions au premier semestre 2026 à un prix moyen de 5,84 $ — au-dessus du cours actuel, ce qui signifie que les souscripteurs récents sont en perte. La valeur comptable par action ressort à 2,60 $ pour un cours de 3,63 $ : le marché valorise l'ensemble des actifs opérationnels, des contrats et de la trajectoire IA à environ 1,03 $ par action au-delà des fonds propres, contre 1,76 $ lors du rapport du 22/09. Le rebond de septembre puis sa rechute d'octobre se sont produits sans aucune publication de la société : ce sont des mouvements d'attente, pas de résultats.
Risque de faillite
Risque de faillite à 2–3 ans : faible. Les arguments sont solides et convergents : aucune dette financière, donc aucun risque de défaut de paiement ni de rupture de covenant ; ~150 M$ de trésorerie et 14,3 M$ de cryptoactifs pour 14,55 M$ de passif total ; ratio de liquidité générale de 11,25 ; score Altman Z de 9,54, très au-dessus du seuil de détresse de 1,8 ; 127,5 M$ d'actifs corporels tangibles ; comptes établis en continuité d'exploitation sans réserve ; et un programme ATM de 200 M$ offrant un accès au capital immédiat. Même dans un scénario d'échec du contrat Cerebras, la société conserverait des actifs énergétiques, fonciers et GPU valorisables.
Le vrai risque n'est pas la faillite, c'est la dilution. Le scénario défavorable réaliste n'est pas la liquidation mais l'enchaînement suivant : retard de la Phase 1, financement bancaire qui ne se conclut pas ou se conclut à des conditions dures, puis nouvelle levée en fonds propres à un cours déprimé — l'ATM de 200 M$ étant précisément l'instrument qui rend cette voie facile. Après +158 % de dilution en quinze mois, une répétition de ce schéma détruirait la valeur par action même si l'entreprise, elle, continuait de croître.
Les deux autres risques principaux sont, par ordre décroissant : la concentration client extrême — l'essentiel de la thèse repose sur un contrat unique avec une contrepartie unique, même si le risque de crédit de Cerebras est désormais faible depuis son introduction en bourse ; et le cycle de l'infrastructure IA, où DGXX affronte, avec 17 salariés et 370 M$ de capitalisation, des concurrents dotés de plusieurs milliards de dollars de moyens.
5. Note globale
6.5
Note / 10
Note maintenue à 6,5 / 10 (identique aux rapports des 22/08, 06/09 et 22/09/2026). La condition posée pour dépasser 7 — la signature du financement Alabama et la confirmation du calendrier de décembre 2026 — n'est toujours pas remplie. À l'inverse, aucun élément ne justifie une baisse : le bilan n'a pas pu se détériorer de façon visible faute de publication, le contrat Cerebras n'est remis en cause par aucune source, et un second analyste a initié le suivi à l'Achat. La baisse de cours de 16,7 % rend l'entrée moins chère (P/B de 1,40 contre 1,68) sans changer le profil de risque. La prochaine révision devrait être tranchée par la publication du T3 (mi-novembre) et par l'annonce, ou l'absence d'annonce, du financement avant la mise en service de la Phase 1.
Ce qui soutient la note
Zéro dette financière ; 14,55 M$ de passif total pour 279,6 M$ d'actif
~150 M$ de trésorerie (14/08) + 14,3 M$ de cryptoactifs pour 370 M$ de capitalisation
Contrat Cerebras de 1,1 Md$ sur 10 ans, extensible à 2,5 Md$, partiellement prépayé et facturé au kW livré
Contrepartie devenue société cotée : Cerebras a levé 5,55 Md$ au Nasdaq en mai 2026 (valorisation ~56 Md$)
Sous-station de la Phase 1 achevée, raccordement réseau finalisé, équipements longs délais sécurisés
Prévision T3 2026 chiffrée : chiffre d'affaires en hausse de plus de 100 % en séquentiel
Achats d'initiés du PDG et du président en août 2026 ; aucune vente sur 90 jours
Altman Z de 9,54 ; fonds de roulement de 131,8 M$ ; ratio de liquidité de 11,25
Deux analystes à l'Achat : Alliance Global (9,00 $) et JonesTrading (8,00 $, initiation du 28/09/2026)
P/B ramené à 1,40 après la baisse du cours
Ce qui plafonne la note
Financement Alabama non annoncé à environ dix semaines de la Phase 1 ; Phase 2 explicitement conditionnée
Autonomie de trésorerie d'environ huit mois au rythme du S1 2026
Aucun communiqué d'entreprise depuis le 14 août 2026 (plus de sept semaines)
Dilution de +158 % en quinze mois ; ATM de 200 M$ encore largement disponible
Cash-flow libre de −111,9 M$ sur le seul premier semestre 2026
Chiffre d'affaires en recul (−18 % au T2 en glissement annuel) ; marge brute de 2,5 % sur 12 mois, −9,4 % sur l'exercice 2025
Revenus du contrat SubQ AI entièrement variables selon l'usage, sans minimum garanti
Client unique (Cerebras) visé par une enquête d'avocats post-introduction en bourse et guidant un T3 quasi stable
Vente à découvert à 6,1 % du flottant ; 3,7 jours pour se couvrir
Action collective en cours dans l'État de New York ; requête en rejet non tranchée
Bêta de 6,19 ; cours 61 % sous le plus haut annuel, −16,7 % en deux semaines
17 salariés pour un plan à 400 MW ; objectif 2027 présenté comme cible, non comme guidance
Justification de la note
La note de 6,5 correspond à un dossier dont le risque de survie est faible mais dont le potentiel d'appréciation est binaire. La stabilité de la note depuis quatre rapports n'est pas de l'inertie : c'est le constat que rien de décisif ne s'est produit. Sur la quinzaine, les faits nouveaux s'équilibrent : l'initiation de JonesTrading à l'Achat (positif, élargissement de la couverture) d'un côté ; la rechute du cours, le prolongement du silence de la société et quelques signaux de fragilité chez la contrepartie Cerebras (enquête d'avocats, croissance séquentielle guidée quasi nulle au T3) de l'autre. Aucun ne touche directement le bilan de DGXX ni le contrat de 1,1 Md$. En revanche, chaque quinzaine sans annonce de financement réduit la marge d'erreur : si le financement n'est pas annoncé d'ici la publication du T3, une baisse de la note sera à envisager.
Sur un horizon de 2 à 3 ans, trois scénarios se dessinent :
Scénario favorable (probabilité modérée). T3 2026 conforme à plus de 100 % de croissance séquentielle, financement bancaire obtenu au T4, Phase 1 livrée en décembre 2026, Phase 2 en mars 2027, rythme annualisé approchant 250 M$ fin 2027. Un multiple P/S prospectif de 4 sur 250 M$ de revenus justifierait alors une capitalisation de l'ordre du milliard de dollars, soit un cours proche de 9–10 $ après dilution résiduelle — cohérent avec les objectifs de 8,00 $ (JonesTrading) et 9,00 $ (Alliance Global).
Scénario médian (le plus probable). Retard de un à deux trimestres sur les phases, financement obtenu mais dilutif ou coûteux, objectif 2027 atteint avec un an de décalage. Progression du cours modérée et très volatile, ponctuée de nouvelles émissions d'actions.
Scénario défavorable. Financement non obtenu, Phase 2 reportée sine die, recours massif à l'ATM à un cours bas. Le titre retournerait vers sa valeur comptable (2,60 $/action, elle-même diluée par la levée) sans faillite, mais avec une valeur par action durablement érodée.
Points de suivi prioritaires pour le prochain rapport, par ordre d'importance :
Annonce du bouclage — ou de l'échec — du financement par dette de Columbiana syndiqué par Goldman Sachs. C'est l'élément unique le plus déterminant pour la révision de la note ; son absence persistante à la publication du T3 pèserait négativement.
Publication des résultats du T3 2026 (attendue vers la mi-novembre 2026) : le chiffre d'affaires doit dépasser 13 M$ pour valider la prévision de croissance séquentielle de plus de 100 %.
Toute confirmation ou décalage du calendrier de mise en service de la Phase 1 au 15 décembre 2026.
Décision du tribunal sur la requête en rejet de l'action collective de North Tonawanda.
Rythme d'utilisation du programme ATM au T3 et au T4 2026 : mesure directe de la dilution à venir.
Évolution de l'enquête visant Cerebras (dépôt éventuel d'une plainte) et résultats T3 de Cerebras.
Avertissement : ce document est une synthèse d'informations publiques à visée d'aide à la décision. Il ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation d'achat ou de vente. L'auteur de ce rapport n'est pas conseiller financier agréé. Aucune donnée n'a été inventée : tous les chiffres proviennent des sources listées ci-dessous, principalement du formulaire 10-Q du 14/08/2026 déposé auprès de la SEC, des communiqués officiels de la société et de bases de données financières publiques. Digi Power X précise elle-même que la négociation de ses titres doit être considérée comme hautement spéculative.